

Consolidation des fondations du mur ouest

Ces pages sont réalisées bénévolement depuis octobre 2004 pour permettre à chacun de suivre les travaux de restauration de la Chapelle
Saint-Hubert de Courcelles, commune du Loiret.
Il ne s'agit en aucun cas du site officiel de la Municipalité de Courcelles auquel vous pouvez accéder ICI.
Vous pouvez laisser des commentaires dans les cases prévues à cet effet, en bas de chaque article, à droite, ou adresser directement un mail à l'administrateur en cliquant simplement sur ce lien : pavisse@wanadoo.fr
Nous donnons ici les dates des visites guidées de la Chapelle auxquelles vous pouvez vous joindre.
Pour réserver une autre visite à votre convenance, consultez la page du lundi 22 septembre 2008.


Consolidation des fondations du mur ouest







Rapide visite du chantier qui a été sécurisé depuis peu...







9 octobre 2004, mairie de Courcelles, signature de la Convention de Souscription publique.

De gauche à droite : Denis Thion, premier adjoint au Maire, M. Nérot, Président de la Fondation du Patrimoine, Robert Gaumont, Délégué départemantal, et Maurice Archenault, maire de Courcelles.

Denis Thion est l'initiateur de ce projet dont le financement pèsera très peu sur la commune.

Le montage financier inclut la Région Centre, l'Europe, avec Leader+, la Direction Régionale des Affaires Culturelles, la Fondation du Patrimoine et le Conseil Général du Loiret


Monsieur le Maire signe à son tour...

Le public, enthousiaste, pose des questions et des connaisseurs insistent sur l'originalité de la Chapelle Saint-Hubert.






Petit village du Loiret, Courcelles est situé à quelques kilomètres de Pithiviers, Yèvre le Châtel, Beaune la Rolande, à une centaine de kilomètres au sud de Paris.

L’église Saint-Jacques-le-Majeur, Sainte Anne, Sainte Apolline a été fondée au XIIème puis transformée aux XVème et XVIIème siècles.
La dédicace à Saint Jacques pourrait indiquer, selon l’Abbé Bernois (1886) que Courcelles se trouvait sur un itinéraire secondaire des routes du pèlerinage de Compostelle.

L'église actuelle est un rectangle composé d'une nef de cinq travées avec un bas-côté au sud rajouté ultérieurement.

Sa banale façade du XIXème siècle cache bien des trésors que le visiteur aurait tord de négliger.

Le mur sud, comme le mur nord, ne présente de contreforts qu'au niveau des deux premières travées. On y remarque quelques beaux modillons.

Le clocher, à l'est du bas-côté sud, n'a vraisemblablement pas été érigé en même temps que l'église.
Sa situation n'est cohérente qu'avec le projet d'agrandissement : il se serait trouvé sur le déambulatoire.

Le mobilier est limité, mais de grande qualité. On remarquera en particulier les fonts baptismaux et le retable du XVIIème siècle.
Ce magnifique bénitier est également du XVIIème siècle. La pierre, qui n'est pas locale, indique qu'il s'agit d'une oeuvre achetée.
Autre curiosité historique locale, l'orgue de choeur était autrefois celui de l'Institut Jehanne de France, à Pithiviers.


Le Baptême du Christ, vitrail de l'Ecole de Nancy.

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De dimensions impressionnantes, ce vaste choeur inachevé, du XVème siècle est le projet interrompu d’une grandiose chapelle royale que Blanchet de Bracque, Seigneur de Courcelles, ayant été fait prisonnier à la bataille d’Azincourt (25 octobre 1415) avait projeté de bâtir.
Les proportions de ce qui existe suggèrent que les murs n’atteignent actuellement que la moitié de la hauteur définitive.
Des piliers portent des traces d’arrachement qui indiquent qu’un déambulatoire était prévu.
Nous avons affaire à un projet monumental, hors de proportion avec le village et les besoins de la paroisse de l’époque.
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Construite en 1271, la Chapelle Saint-Hubert fut rebâtie et bénie solennellement en 1656 par l'Archevêque de Sens.
Jusqu'en 1801 en effet, Courcelles dépendait de cet Archidiocèse.
Elle possède des peintures murales du XVIIème siècle et un autel baroque, restaurés en 1902.
Depuis, l’état général du bâtiment ne cesse de se dégrader. Les peintures murales ont été exécutées à sec, ce qui explique leur mauvais état de conservation.
Pour en savoir plus sur Saint-Hubert, vous pouvez consulter le site : http://lieuxdits.free.fr/sthubert.html
(mais n'oubliez pas de continuer ensuite la visite avec nous !)
Des épisodes de la conversion de Saint-Hubert y sont représentées.
De nombreux autres sujets paraissent sur la voûte et sur les murs : Ste Apolline, Ste Geneviève, Ste Emerentienne, St Fiacre, St Grégoire, St Firmin, St Antoine, Ste Catherine…
Détails sur la légende de Sainte Marthe sur les pages http://www.tarascon.org/fr/histoire_marthe.php
Saint Grégoire :
Les vitraux, vraisemblablement du XVIIème siècle sont d’un modèle exceptionnel, par la représentation, entre autres, de Dieu le Père.
L’autel, de facture baroque, supporte des colonnes torses en trompe l’œil. Le modèle inspiré du baldaquin de St Pierre de Rome s’est répandu en France vers 1660. Le devant d’autel est peint avec une grande finesse.